Sous les frondaisons, le dehors se fait dedans.

Lumière tamisée, silhouettes fondues, épaisseur du silence.

Le regard ne cherche plus, il reçoit ce qui se donne, lentement.

Les arbres ne délimitent rien ; ils abritent l’immobile.

Sous la voûte de mousse et d’écorces, le temps lui-même

Perd son urgence et s’infuse dans l’ombre.

On est plus devant le monde, on est avec lui.

Sentes

Là où la lumière se dépose sur l’eau

Là où le temps demeure visible

Les lumières rendues

Là où la lumière retrouve le sol.

Mémoires des saisons

Là où les saisons écrivent le paysage.

Le retour

Là où la forêt emporte le regard.