Le paysage ne connaît pas le vide.

Les formes qui s’y tiennent portent l’empreinte du départ.

Le passage laisse moins une trace qu’une absence.

La mémoire n’appartient ni au lieu, ni au temps.

Elle circule, sans nom, entre les deux.

Tout témoigne. Rien ne retient.

Il n’y a pas de paysage sans celui qui disparaît en le regardant.

Les Immobiles

Ce qui demeure

Le veilleur

Confiance

Sans âge

Antériorité

La terre ouverte

Les Traversants

Ceux qui passent

Sillage

Brume habitée

Equilibre

Veille rouge

Partage tranquille

Nuit traversée

Les Êtres du lieu

Les proches

Entre – deux

Eclat furtif

Souffle d’ailes

Duvet suspendu

Masque discret

Braise posée

Simplicité nue

Présence silencieuse