Des formes dessinées par l’absence plus que par la ligne.

Les choses viennent et se retirent à la manière de l’eau,

Qui trouve son chemin sans jamais forcer la pierre.

Les formes se détachent de la brume, incertaines encore de leurs contours.

Le regard accepte de ne rien savoir d’avance,

De demeurer disponible à ce qui affleure, puis disparaît,

Ayant accompli son passage.

L’incertitude est parfois la forme la plus honnête du réel

Dormance hivernale

La terre engourdie

Avant la forme, il y a l’attente ; le monde se prépare

Entre forme et vide

Traverse

Rien n’a besoin d’être achevé pour déjà exister

Sans souffle

Ombres bleues

Sagesse immobile

Là où l’eau accueille les dernières apparitions

Immuable

Légèreté du non-agir

Mémoire des courants

Constance du rivage

Là où les formes retournent au silence

Le témoin du large

Éclats captifs

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