Le paysage ne se repose jamais.
Rien n’y demeure identique.
Chaque forme naît d’une autre, s’efface, revient autrement.
Les anciens Chinois nommaient cette circulation permanente 五行 (Wǔxíng) :
Non cinq éléments, mais cinq mouvements du souffle qui anime toute chose.
Le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau ne décrivent pas des matières.
Ce sont des verbes silencieux :
Naître, croître, se transformer, décliner, disparaître pour renaître ailleurs, autrement.
Ces photographies ne cherchent pas à illustrer ces mouvements.
Elles en recueillent quelques traces,
Un souffle saisi avant qu’il ne reprenne sa course.
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五行
Wǔxíng
Les rythmes du vivant
木
Le Bois
L’élan et la croissance

Nés d’un même accord
火
Le Feu
L’énergie qui transforme

La braise garde la mémoire du jour
土
La Terre
La mémoire de la matière

Tout revient sans jamais disparaître
金
Le Métal
L’épure et le retrait

Le vide dessine la forme
水
L’Eau
Le souffle des métamorphoses

L‘eau façonne sans jamais retenir
Ce qui s’efface ouvre déjà
un autre passage
