Le brouillard enveloppe d’un doute,

D’un fil fragile qui mène vers

Une présence que l’on devine plus qu’on ne la voit,

Mémoire où chaque ride porte la trace

D’un instant déjà cédé à l’aval, comme si

Le temps lui-même choisissait cette surface pour s’y retirer.

Pourtant tout se dérobe, sans hâte, sans rupture,

Dans une lumière qui ne tranche plus rien.

Le paysage ne disparaît pas : il hésite, suspendu

Dans l’intervalle où l’être et son absence se répondent.

wú · le non-être

La trace cédée

L’incessant devenir

Au-delà de la perception

靜