L’Eau est le cinquième mouvement : celui qui ne s’oppose à rien et poursuit sa voie.
Elle épouse la forme qui l’accueille, descend sans revendiquer sa place.
Sa faiblesse apparente est sa puissance : rien ne lui demeure étranger car elle ne cherche jamais à demeurer elle-même.
Là où l’obstacle se dresse, l’Eau se divise pour poursuivre autrement.
Dans ces photographies, elle est le mouvement même de la transformation :
L’eau cède en avançant pour rejoindre l’indistinct dont toute forme est issue.
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水
Shuǐ
Céder est déjà trouver son chemin
水
L’Eau
Céder, c’est ouvrir la voie du recommencement

Recevoir le monde, sans jamais le retenir

Ne rien écarter, et pourtant trouver chemin

S’abandonner au courant, c’est n’avoir plus à choisir

Poursuivre sa voie jusque dans l’indistinct

Ne pas s’arrêter sur l’obstacle, il enseigne le détour
Le chemin ne s’achève pas
Il se change en source
